Hadopi : publication des résultats d’une étude sur les 8-14 ans

HadopiSi on s’interroge encore dur l’avenir du gendarme du net, en décembre dernier, la Hadopi avait mené une étude sur les comportements numériques des 8-14 ans.

Cette étude qualitative limitée à l’Ile-de-France avait pour objectif d’étudier les comportements et pratiques culturelles de ces enfants sur leurs smartphones.

Les conclusions permettent d’appréhender quelques tendances.

Une étude limitée

Les enfants de 8-14 ans sont les enfants de la génération « smartphone native ». Autrement dit des enfants qui sont nés avec internet et qui ont toujours connu le téléphone portable.

L’étude menée par la Hadopi avait ainsi vocation a étudier les pratiques culturelles dématérialisées des enfants de 8-14 ans. C’est-à-dire des enfants allant du CE1 à la 3 °.

Cette étude s’inscrit dans la mission légale d’observation propre à la Hadopi. Ces résultats sont à prendre avec un certain recul pour plusieurs raisons. Les enfants étaient tout de même en nombre limité : seulement 63.

De plus, ce sont tous des Franciliens. C’est-à-dire un public qui reste très exposé aux biens culturels de manière générale.

C’était qui plus est un critère de sélection des candidats : ils devaient êtes exposés au moins une fois par semaine à deux biens culturels dématérialisés. Ces produits culturels peuvent être film, musique, séries, jeux vidéo, livre numérique.

L’étude était menée grâce à des entretiens avec deux ou trois enfants rassemblés en fonction de leur genre.

Hadopi, des conclusions qui restent instructives

Le moyen d’accéder à ces biens culturels restent avant tout le smartphone. Cet appareil est en permanence avec eux. La musique devient omniprésente dans leur quotidien.

Après ce sont avant tout les jeux et vidéos courtes qui sont très plébiscités. Dès qu’il y a une pause, ils en profitent.

Les contenus plus longs tels que les séries ou les films sont réservés à des moments où ils sont plus disponibles tels que le mercredi, le WE ou le soir. Le grand absent, ce serait les livres qui restent peu évoqués.

Pourquoi peu d’intérêt pour les ebook ? Parce que l’habitude de lire un livre sur un écran n’est pas encore installée. Cet usage est réservé au papier.

Les enfants lisent tout de même avec leur smartphone mais des textes bien plus courts : des post et autres messages sur les réseaux sociaux, plus rarement des articles.

Hadopi confirme d’ailleurs cette tendance… C’est la brièveté qui est de manière générale privilégiée, notamment pour le streaming vidéo.

Un autre facteur qui influe directement sur le choix des biens consommés : la gratuité. Et dans un tel contexte c’est encore Youtube qui reste la plate-forme privilégiée. La plate-forme se caractérise d’ailleurs, comme Deezer, par sa facilité d’accès.

Et le téléchargement illégal dans tout ça ? Bien évidemment, on imagine aisément que ces jeunes internautes ne passent pas par un VPN comme Hidemyass, VyprVPN ou NordVPN pour protéger leur vie privée sur la toile. Mais est-ce qu’ils téléchargent ?

D’après Hadopi, cette pratique illégale s’installe à partir de 12 ans. Et l’institution précise qu’à ce niveau le rôle des parents est primordial. Tout dépend de la sensibilisation au droit d’auteur, à ce qui est permis de faire ou non.

Enfin, d’après les résultats de cette étude, l’usage du web reste limité. Les enfants ne semblent pas très à l’aise avec le web de manière générale.

En réalité, leur utilisation d’internet dans la grande majorité des cas se limite à Youtube et à quelques recherches sur Google.

A cet âge ce sont avant tout les adultes qui fournissent les œuvres aux enfants, œuvres obtenues de manière licite ou non.