Hadopi : résultat d’une étude sur les risques des sites pirates

ripped torn pirate flagAprès son étude sur les usages des 8-14 ans, Hadopi publie les résultats d’une autre étude menée par l’Ifop.

Réalisée en début 2017, il s’agissait cette fois-ci d’analyser les risques encourus par les internautes qui visitent certains types de sites.

Et devinez quoi ? Les pirates sont comme par hasard beaucoup plus exposés à divers risques informatiques !

Résultat de l’étude de Hadopi

Comme vous l’avez certainement appris, T411, le plus grand tracker torrent francophone a été fermé. Et pure coïncidence, trois jours plus tard Hadopi publie les résultats de sa nouvelle étude.

Cette étude porte sur les risques encourus par les internautes qui se rendent sur les sites illicites.

Pour résumer, cette étude « démontre » que les internautes qui ont visité des sites illicites ou récupérer du contenu de manière illégale sont de manière générale plus confrontés à divers soucis.

Qu’il s’agisse de site BitTorrent en utilisant le protocole P2P, de sites de streaming ou de téléchargement direct.

En détails, les résultats démotivent forcément tout téméraire qui souhaiterait accéder à du contenu de manière « piratée ». D’après les sondés, 91 % des pirates réguliers affirment en effet avoir subi des nuisances au cours de 2016.

Ce chiffre monte même à 94 % chez les pirates occasionnels. L’écart est donc plutôt faible et il semblerait en fait que les plus expérimentés savent plus facilement déjouer les pièges…

De toute évidence, les internautes qui utilisent un VPN comme Hidemyass, VyprVPN ou NordVPN n’ont pas été interrogés car sinon ces pourcentages auraient baissé.

Toutes catégories confondues, 83 % des internautes auraient donc été victimes de problèmes lors de 2016.

Deux types de problèmes rencontrés

Hadopi distingue deux types de problèmes. D’une part il y a les nuisances. D’autre part les préjudices.

Dans la première catégorie on retrouve ainsi l’affichage de faux messages inquiétants ainsi qu’une augmentation sensible de spams.

S’ajoute le ralentissement du PC, l’apparition de pub incessante et notamment des publicités pour adultes (pornographique, jeux en ligne). La modification des réglages de l’ordinateur par défaut étant la dernière catégorie.

Au niveau préjudice, Hadopi parle de perte d’argent (après vols d’informations confidentielles ou usurpation de différents moyens de paiement), arnaque (souscription à un abonnement non désiré), usurpation d’identité.

Là aussi la liste des préjudices s’allonge : impossibilité d’accéder au fichier personnel sans rançon (ransomware), utilisation involontaire de la boite mail (spam envoyé aux contacts), achat non voulu après usurpation d’identifiant (produits ou services).

Le pourcentage d’internautes affectés varient en fonction des problèmes rencontrés. Ainsi 60 % des internautes adeptes du piratage ont été victimes de spams tandis que « seulement » 41 % auraient subi les modifications des réglages par défaut.

Et certains résultats font vraiment très peur : pas moins de 14 % des internautes sondés affirment avoir été victimes d’un ransomware. 17 % auraient même perdu de l’argent sur leur compte bancaire.

Pour Hadopi, les conclusions de cette enquête sont triples. Les internautes les plus épargnés sont ceux qui ne consomment pas de produits culturels ou le font légalement.

Ceux qui auraient subit le plus de problèmes sont les anciens pirates. Enfin, les pirates qui le sont toujours et plus encore ceux qui ont recours au téléchargement sont également particulièrement affectés.

Sans remettre en cause l’objectivité de cette enquête, force est de constater que les résultats obtenus semblent aller vraiment dans le sens de la Hadopi. Traduction : enfreindre le droit d’auteur va vous attirer bien des ennuis…