Hadopi : un budget de 9 millions d’euros pour 2018

Nombreux étaient ceux qui s’interrogeaient sur le futur de la Hadopi.

Avec le changement de gouvernement, l’avenir du gendarme du net à la française pouvait en effet être remis en cause.

Son action et sa réelle efficacité sont en effet couramment critiquées.

Mais de toute évidence, il n’en sera rien. L’institution vient en effet de voir son budget confirmé dans le nouveau projet de loi de finances. La Hadopi va bénéficier de 9 millions d’euros pour l’exercice 2018.

Hadopi, plus d’une raison justifierait un arrêt

Voilà maintenant plus de 7 ans que la Hadopi surveille la toile. Et le moins que l’on puisse dire c’est que son bilan semble plus que critiquable.

En effet, le gendarme du net n’aurait sanctionné que 138 internautes pirates depuis sa création. Dont la moitié rien que cette année. Autrement dit, ces résultats ne représentent même pas une goutte d’eau dans l’océan du piratage…

Avec de telles performances, son existence peut donc légitiment être remise en cause, non ? Les politiques s’interrogent ainsi fréquemment sur l’utilité de cette usine à gaz.

Des millions d’euros ont été engouffrés dans la bataille mais le piratage ne semble pas baisser pour autant.

En effet, l’utilisation d’un VPN comme Hidemyass, VyprVPN ou NordVPN permet par exemple à son utilisateur de passer entre les mailles du filet.

Les internautes peuvent également passer par le streaming ou le téléchargement direct pour éviter toutes potentielles sanctions.

C’est d’ailleurs cette dernière forme qui est désormais largement la plus populaire lorsque l’on parle de « piratage ». Hors Hadopi ne peut rien faire contre le streaming…

Niveau public, les critiques sont bien évidemment elles aussi très sévères.

Car tout l’argent dépensé pour tâcher de satisfaire les ayants droit, bien évidemment, sort de la poche du contribuable. C’est donc à juste titre que plus d’un pensait à une fermeture prochaine. Il n’en sera rien…

Le budget de 2018 approuvé

9 millions ! Voilà le budget attribué pour la Hadopi pour l’année 2018. Autrement dit, exactement la même somme que pour l’année 2017.

Un message pour conforter sur la pérennité de l’institution ? Qui sait… Le fait est que le budget n’a pas changé. Cependant il faudra tout de même se serrer la ceinture du côté de la Rue du Texel, car en plus de sa mission de lutte contre le piratage et promotion de l’offre légale, Hadopi va aussi désormais devoir rembourser les FAI.

Et c’est la moindre des choses : voilà 7 ans que Bouygues & Co. identifie les internautes pirates à l’œil…

Dans un tel contexte, une nouvelle façon d’appréhender la riposte graduée est à l’étude.

Que le flic du net inflige lui-même des amendes. Tels les radars automatiques au bord de la route qui sanctionnent les chauffards pour excès de vitesse.

Cette fois ce serait les « pirates » qui seraient sanctionnés : un téléchargement illégal, une prune ! La note pourrait monter très vite. En plus de l’effet dissuasif certain, les caisses seraient rapidement renflouées.

Bref, cette possibilité plus que séduisante est actuellement à l’étude… L’avenir nous dira donc ce qu’il en est mais pour le moment la Hadopi va visiblement rester en place jusqu’à 2020, date de sa mort programmée.