Kodi ne devrait plus être le bouc émissaire selon la CCIA

La CCIA est une organisations qui représente les grosses pointures mondiales de la technologie. On y retrouve notamment Google, Amazon ou encore Netflix.

Or ces gens viennent de faire entendre leur voix. Ils mettent ainsi en garde le gouvernement américain et lui reproche de blâmer les logiciels open source tels que Kodi pour le piratage de contenu en streaming.

Selon eux, toutes les mesures et autres lois devraient viser ceux qui abusent du logiciel à des fins illégales et non pas ceux qui le codent.

La CCIA monte au créneau et défend Kodi

Courant octobre, différents groupes d’industriels du divertissement se sont adressés au gouvernement (USTR : United States Trade Representative). Ils ont fait part aux autorités respectives de leur inquiétude en matière de piratage.

Ainsi, en plus de mettre à l’index les sites de streaming conventionnels, les box Kodi ont également été montrées du doigt par la MPAA.

« Une menace émergente se fait de plus en plus sentir. Elle est possible grâce à des appareils de piratage préchargés avec des logiciels qui permettent de diffuser de manière illégale des émissions de télé et des films. Un écosystème de ces ajouts frauduleux est ainsi en plein expansion » dénonce donc la MPAA.

Cette semaine, la Computer and Communication Industry Association (CCIA) composée d’entreprises comme Amazon, Facebook, Google ou encore Netflix dénonce les accusations de l’USTR. Il ne faut pas blâmer des logiciels opensource comme Kodi pour les actions illégales des autres.

La CCIA a ainsi fait parvenir une note précisant que ce ne sont pas les logiciels comme Kodi et autres lecteurs multimédia qui sont le problème ici.

La MPAA a bien précisé que la technologie Kodi n’est pas en soit illégale. Mais la CCIA insiste encore en précisant que toutes les mesures prisent devraient viser ceux qui violent la loi. Les cibles réelles se sont les vendeurs d’appareils chargés en Add-Ons illégaux.

Ou encore les utilisateurs qui téléchargent du contenu illégaux. Dans tous les cas, pour éviter des problèmes et dans le doute, un VPN comme comme Hidemyass, VyprVPN ou NordVPN permet d’éviter bien des désagréments.

« L’application de loi devrait être exclusivement concentrée sur les contrevenants eux-mêmes. Il faut cesser de généraliser.

Arrêter de blâmer une technologie à usage global, comme un système d’exploitation pour décodeur qui peut être utilisé de manière légale ou illégale.

Le logiciel opensource conçu pour un usage domestique est complètement légitime. Il peut être utilisé incontestablement sans aucune contrefaçon » affirme ainsi la CCIA dans sa lettre adressée à l’USTR.

TVAddons lui aussi sévèrement critiqué

Si la MPAA n’essayait apparemment pas de qualifier Kodi d’illégale. Elle a par contre décrit TVAddons.ag de « dépôt de piratage Add-Ons ».

L’équipe de TVAddons n’a pas du tout apprécié ce commentaire. Elle s’en est plaint également. L’équipe a précisé n’avoir reçu q’une poignée de plaintes de la DMCA durant les dernières années.

«  dans toute l’histoire de TVAddons, XBMC HUB et OffshoreGit, nous avons reçu en tout et pour tout seulement 5 plaintes DMCA au total. Deux d’entre elles étaient complètement erronées. Aucune ne provenait de la MPAA ou de l’une de ses filiales.

Il semble donc évident que Kodi n’est pas le coupable. Mais comme le dit la CCIA pour beaucoup de gens la limite reste floue entre la contrefaçon et la non-contrefaçon. Les procès contre TVAddons et Tickbox devraient donc éclairer la situation.